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Le récit des 3 espaces

Et si le lecteur devenait un auteur… un auteur parmi d’autres auteurs d’une seule histoire, une seule écrite à plusieurs ! Un auteur qui alimente le texte même dont il est lecteur.
Il paraît que cela devient possible ce soir !
Aujourd’hui, 15 mai 2007, à 19 h 45 est inauguré Le Récit des 3 espaces sur www.3espaces.net. Si vous souhaitez en être l’auteur aussi, « remplissez un formulaire ».
« Un nouveau genre littéraire est sur le point de naître : le récit variable. »

Précurseur...

Alberto Giacometti

Alberto Giacometti cherche. Il cherche indéfiniment, par tous les chemins, encore et toujours. Il travaille la figure humaine, il la crée (figure debout, immobile, en marche, buste) d’abord dans des sculptures, puis dans des dessins et des peintures. Il cherche.

Ses sculptures d’une facture tourmentée et ses toiles aux couleurs neutres et grises ont en commun un allongement et un décharnement particuliers. Il situe ses figures dans l’espace vide plutôt que de les décrire. Il cherche « la présence », « le fait d’être », en sculptant des statues de trois mètres, puis de quelques centimètres.

L’œuvre de Giacometti affronte l’énigme de la présence et le mystère des apparences.

Je cherche Giacometti, parfois je le rencontre.

                                                                       

 

 

 

 

 

 

             

Leonardo Cremonini

 

Une simple invitation à regarder les peintures de Leonardo Cremonini : à Paris (Centre Pompidou, musée d’Art moderne, Fonds national d’art contemporain), Marseille, Grenoble, Milan, Bologne, Florence, New York… peu importe.

Regardez, mais aussi lisez les auteurs que son œuvre a inspirés (Calvino, Moravia, Butor, Eco, Althusser…). Cet « entretien infini » entre la littérature et la peinture pour comprendre ce soleil si brûlant, cette mer si profonde, ces êtres si intrusifs…

Encore !

Comment lire des livres que l'on n'a pas relus ?

Pour tout relecteur, l’acte de lire est particulier et pluriel. Avant de se lancer, il doit connaître le niveau de lecture attendu. L’éditeur du manuscrit l’informe de la qualité du texte. Plusieurs niveaux de lecture (critique, refonte, réécriture, corrections) sont alors possibles simultanément ou indépendamment les uns des autres. Le relecteur détermine son mode : lire sans s’occuper de la forme ou corriger sans s’occuper du fond.

Mais existe-t-il un mode particulier pour la lecture de romans au soleil ? Tenter de débrancher tous les modes sauf celui du plaisir – de toute façon aux aguets en permanence –, pour lire et ne plus relire. 

Comment parler des livres que l'on n'a pas lus ?

Comment parler des livres que l’on n’a pas lus ?, Pierre Bayard, Les Éditions de Minuit, 2007. 

Voici comment vous pourrez parler de Comment parler des livres que l’on n’a pas lus ?, sans l’avoir lu…
Comment ? Je l’ai lu.

 

1-               « Lecteur », vous pouvez circuler autour des livres sans jamais les ouvrir et pourtant y être sensible. Pour cela, il vous faut les situer dans un ensemble de livres, connaître cette Bibliothèque – savoir que livres et Bibliothèque existent, vous y glisser simplement.

2-               Vous pouvez circuler dans un livre. Lire quelques passages suffit, ne pas plonger – au risque de se noyer – dans les détails. Cette poétique de la distance vous autorise à n’en conserver que le suprême, l’idée maîtresse.

3-               Vous pouvez circuler parmi les autres (non-)lecteurs et écouter leurs impressions et analyses. Puisque le livre est aléatoire, reconstruit sans cesse – même par nous lorsqu’on se le remémore… – écoutez ou lisez les critiques des autres.

4-               Enfin, vous oubliez souvent ce que vous avez lu. C’est inévitable, vital pour assumer votre propre oubli.
La solution de Montaigne est de dépersonnaliser l’ouvrage en prenant des notes à chaque lecture, pour se relire, pour se lire soi-même…

 Oubliez tout cela, lisez !

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