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Le Mistral

En 2012-2013, l’Imec et l’Esam organisent un cycle de conférences intitulé Lettres Modernes. Histoire et contemporanéité dans la recherche en typographie. Sandra Chamaret et Julien Gineste ont présenté à cette occasion à l’Imec l’histoire et les dessins d’un typographe et graphiste célèbre, Roger Excoffon. Ils sont eux-mêmes graphistes et typographes indépendants. Ils ont publié Roger Excoffon et la fonderie Olive chez Ypsilon éditeur, dans la collection Bibliothèque typographique (2011).

Le Mistral (1953) est un ensemble de caractères emblématique de la typographie française. Son succès a été considérable…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En dessinant ces caractères, le but de Roger Excoffon était simple : réaliser une écriture autographique qui imite le plus fidèlement possible l’écriture manuscrite, l’écriture de la main, l’écriture au sens physique de l’acte. Mais l’écriture de qui ? de quelle main ? Il a regardé et analysé dans un premier temps celles des « intellectuels »… puis, la synthèse étant impossible, il a cherché à dessiner la sienne propre, considérant qu’après tout, elle était idéale et parfaite.

Lier des lettres entre elles avec une machine. Reproduire l’irrégularité irréversible de la main. Est-il possible de créer l'illusion ? Oui.

  • La ligne d’écriture est invisible.
  • Les lettres ascendantes et descendantes n’ont pas la même hauteur.
  • Les pentes sont marquées, mais non homogènes.
  • Il n’y a pas de crénage.
  • Le contour des lettres est granuleux.
  • La chasse est inégale.
  • Est même créé un caractère pour deux lettres identiques qui se suivent, pour obtenir une suite d’alliances discordantes.

Il eut l’idée de faire plusieurs dessins pour une même lettre, qui auraient été disséminés dans le texte… mais la Fonderie Olive trouvait cela trop onéreux.

 

 

 

 

 

Le Mistral est une typographie scripte libre, spontanée. Malheureusement la police Mistral présente dans nos ordinateurs est « très mal numérisée, de mauvaise qualité »… Toutefois, les archives Excoffon se trouvant à l’Imec, ces chercheurs graphistes invitent un volontaire typographe à se plonger dans ces documents pour, un jour, réaliser une fonte à la hauteur de la création originale…

 

© Musée de l'Imprimerie Lyon

10 ans en 2013

Je vous souhaite le meilleur pour 2013 et je vous remercie de votre confiance pendant ces 10 années d'activité.

Que la fête continue…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Conception graphique : Cécile Morel

Mise en page ou mise en pages ?

                                                                                                                                                                             

 

Le Robert  a la réponse :

Mise en pages : opération par laquelle le metteur en pages d'un journal, d'une revue, dispose les paquets de composition en y intercalant tout ce qui doit rentrer dans le texte (blancs, titres, clichés, etc.). 
 maquette. Composition, mise en pages et impression d'un texte. « à l'heure où la mise en page [sic] décidait de l'admission ou du rejet de tel ou tel article » (). Recomposition d'un texte qui change la mise en pages. Logiciel de mise en pages.

                                                                                                                                                                             

 

* Le Lexique des règles typographiques de l'Imprimerie nationale est en accord avec Le Robert page 136 :

Mettre en pages : assembler et agencer les compositions et illustrations pour en faire des pages.

Mise en pages : le résultat de cette opération ; on dira : une belle mise en pages.

 

 

                                                                                                                                                                             

 

Le Larousse répond les deux : Mise en page(s), conception et organisation de la configuration des éléments de textes et/ou d'illustrations, constitutifs d'un système de communication (format de l'ouvrage, répartition des marges, des blancs, du texte et des illustrations, choix des caractères).

                                                                                                                                                                             


Alors pourquoi le Petit Manuel du graphisme parle-t-il de mise en page sans s et pourquoi de nombreux ouvrages ont-ils pour titre Mise en page sans s ?

Définition

Titled (Art as Idea as Idea) The Word "Definition"
Tableau de Joseph Kosuth, 1966-1968

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comment se porte l’édition scientifique publique ?

Lors de ses 3es journées, les 3 et 4 avril 2012, le réseau Médici [Métiers de l’édition scientifique publique] a réuni à Caen 150 acteurs de l’édition publique pour réfléchir aux modèles économiques du secteur.

Quel est le modèle actuel ?

Le chiffre d’affaires de l’édition publique représente 3 % de celui de l’édition dans son ensemble. Le secteur scientifique et universitaire est très concentré, les barrières à l’entrée sont très importantes, mais… il n’appartient pas qu’au secteur public. La concurrence avec le secteur privé entre dans la problématique de son modèle.
La médiatrice de l’édition publique, Marianne Lévy-Rosenwald, distingue deux modèles économiques.
Un modèle classique qui vise à valoriser les travaux de recherche (reconnaissance par les pairs) et à les diffuser (financement en amont par les laboratoires de recherche, les collectivités territoriales, les associations).
Un nouveau modèle qui tend à rechercher l’équilibre entre la production (la valorisation) et la diffusion des travaux de recherche en trouvant des ressources externes et en ajustant la taille critique de la structure éditoriale.

Quelles sont les pistes pour appliquer ce nouveau modèle ?

Faire des livres en intégrant l’édition électronique –
Développer la convergence numérique (un même environnement technique pour les chercheurs et les éditeurs)
Définir précisément les formations et les métiers qui y sont associés (ingénieur du document structuré, ingénieur d’études en analyse de sources, secrétaire d’édition…)
Mettre en réseau les éditeurs universitaires et mutualiser leurs pratiques du numérique (Médici)

Donner à lire et être lu
Diffuser les revues en ligne (Persée, Cairn)
Favoriser le libre accès (Open Access) des contenus en ligne (Openedition.org : Freemium)
Développer des lieux de vente communs (Le comptoir des presses d'universités)
Mettre en place des labels pour orienter les lecteurs (Edition électronique scientifique durable, BSN7)

Établir de nouveaux liens avec le secteur privé
Coéditer
Partager l’expertise du secteur public en matière d'édition numérique

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