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Très belle année 2015

Suivi éditorial a déménagé, les arbres ont changé…

Merci pour votre confiance. 

Très belle année 2015 !

Pomme c Pomme v Pomme c Pomme v Pomme c Pomme v

Plagiaire, plagiat, auto-plagiat, plagié, copier-coller, édition scientifique numérique, publish or perish, propriété intellectuelle… voici les thèmes longuement et très précisément abordés dans l'article de Michel Charles intitulé « Le plagiat sans fard. Recette d'une singulière imposture ».
Le directeur de la revue Poétique a reçu un article plagié, un « faux », et a établi la genèse des pratiques éditoriales de son non-auteur. R.-L. Etienne Barnett, plagiaire incroyable, bandit de la publication, compte à son actif « dix-huit textes qui, sur seize ans, ont fait l'objet de trente-quatre plagiats ou copies » ! Loin des cours de littérature comparée qui nous enseignent que tout écrit n'est que copie des livres précédents, du livre des livres…, et loin de la collégialité positive de la recherche scientifique, le parcours de Barnett illustre les travers de la surproduction en édition.

Michel Charles a su, lui, repérer le plagiat et a fait son travail de directeur de revue, mais pourquoi les précédents éditeurs de Barnett n’ont rien vu ?
« Est-il besoin de dire qu'on n'est jamais trop prudent, qu'il faut voir de près, porter une véritable attention à l'objet, lire, tout lire et relire ? En matière intellectuelle, l'artisanat a encore ses vertus. Si les textes circulent plus vite, la lecture demande le même effort. »

Le Mistral

En 2012-2013, l’Imec et l’Esam organisent un cycle de conférences intitulé Lettres Modernes. Histoire et contemporanéité dans la recherche en typographie. Sandra Chamaret et Julien Gineste ont présenté à cette occasion à l’Imec l’histoire et les dessins d’un typographe et graphiste célèbre, Roger Excoffon. Ils sont eux-mêmes graphistes et typographes indépendants. Ils ont publié Roger Excoffon et la fonderie Olive chez Ypsilon éditeur, dans la collection Bibliothèque typographique (2011).

Le Mistral (1953) est un ensemble de caractères emblématique de la typographie française. Son succès a été considérable…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En dessinant ces caractères, le but de Roger Excoffon était simple : réaliser une écriture autographique qui imite le plus fidèlement possible l’écriture manuscrite, l’écriture de la main, l’écriture au sens physique de l’acte. Mais l’écriture de qui ? de quelle main ? Il a regardé et analysé dans un premier temps celles des « intellectuels »… puis, la synthèse étant impossible, il a cherché à dessiner la sienne propre, considérant qu’après tout, elle était idéale et parfaite.

Lier des lettres entre elles avec une machine. Reproduire l’irrégularité irréversible de la main. Est-il possible de créer l'illusion ? Oui.

  • La ligne d’écriture est invisible.
  • Les lettres ascendantes et descendantes n’ont pas la même hauteur.
  • Les pentes sont marquées, mais non homogènes.
  • Il n’y a pas de crénage.
  • Le contour des lettres est granuleux.
  • La chasse est inégale.
  • Est même créé un caractère pour deux lettres identiques qui se suivent, pour obtenir une suite d’alliances discordantes.

Il eut l’idée de faire plusieurs dessins pour une même lettre, qui auraient été disséminés dans le texte… mais la Fonderie Olive trouvait cela trop onéreux.

 

 

 

 

 

Le Mistral est une typographie scripte libre, spontanée. Malheureusement la police Mistral présente dans nos ordinateurs est « très mal numérisée, de mauvaise qualité »… Toutefois, les archives Excoffon se trouvant à l’Imec, ces chercheurs graphistes invitent un volontaire typographe à se plonger dans ces documents pour, un jour, réaliser une fonte à la hauteur de la création originale…

 

© Musée de l'Imprimerie Lyon

10 ans en 2013

Je vous souhaite le meilleur pour 2013 et je vous remercie de votre confiance pendant ces 10 années d'activité.

Que la fête continue…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Conception graphique : Cécile Morel

Mise en page ou mise en pages ?

                                                                                                                                                                             

 

Le Robert  a la réponse :

Mise en pages : opération par laquelle le metteur en pages d'un journal, d'une revue, dispose les paquets de composition en y intercalant tout ce qui doit rentrer dans le texte (blancs, titres, clichés, etc.). 
 maquette. Composition, mise en pages et impression d'un texte. « à l'heure où la mise en page [sic] décidait de l'admission ou du rejet de tel ou tel article » (). Recomposition d'un texte qui change la mise en pages. Logiciel de mise en pages.

                                                                                                                                                                             

 

* Le Lexique des règles typographiques de l'Imprimerie nationale est en accord avec Le Robert page 136 :

Mettre en pages : assembler et agencer les compositions et illustrations pour en faire des pages.

Mise en pages : le résultat de cette opération ; on dira : une belle mise en pages.

 

 

                                                                                                                                                                             

 

Le Larousse répond les deux : Mise en page(s), conception et organisation de la configuration des éléments de textes et/ou d'illustrations, constitutifs d'un système de communication (format de l'ouvrage, répartition des marges, des blancs, du texte et des illustrations, choix des caractères).

                                                                                                                                                                             


Alors pourquoi le Petit Manuel du graphisme parle-t-il de mise en page sans s et pourquoi de nombreux ouvrages ont-ils pour titre Mise en page sans s ?

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