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Mise en page ou mise en pages ?

                                                                                                                                                                             

 

Le Robert  a la réponse :

Mise en pages : opération par laquelle le metteur en pages d'un journal, d'une revue, dispose les paquets de composition en y intercalant tout ce qui doit rentrer dans le texte (blancs, titres, clichés, etc.). 
 maquette. Composition, mise en pages et impression d'un texte. « à l'heure où la mise en page [sic] décidait de l'admission ou du rejet de tel ou tel article » (). Recomposition d'un texte qui change la mise en pages. Logiciel de mise en pages.

                                                                                                                                                                             

 

* Le Lexique des règles typographiques de l'Imprimerie nationale est en accord avec Le Robert page 136 :

Mettre en pages : assembler et agencer les compositions et illustrations pour en faire des pages.

Mise en pages : le résultat de cette opération ; on dira : une belle mise en pages.

 

 

                                                                                                                                                                             

 

Le Larousse répond les deux : Mise en page(s), conception et organisation de la configuration des éléments de textes et/ou d'illustrations, constitutifs d'un système de communication (format de l'ouvrage, répartition des marges, des blancs, du texte et des illustrations, choix des caractères).

                                                                                                                                                                             


Alors pourquoi le Petit Manuel du graphisme parle-t-il de mise en page sans s et pourquoi de nombreux ouvrages ont-ils pour titre Mise en page sans s ?

Définition

Titled (Art as Idea as Idea) The Word "Definition"
Tableau de Joseph Kosuth, 1966-1968

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comment se porte l’édition scientifique publique ?

Lors de ses 3es journées, les 3 et 4 avril 2012, le réseau Médici [Métiers de l’édition scientifique publique] a réuni à Caen 150 acteurs de l’édition publique pour réfléchir aux modèles économiques du secteur.

Quel est le modèle actuel ?

Le chiffre d’affaires de l’édition publique représente 3 % de celui de l’édition dans son ensemble. Le secteur scientifique et universitaire est très concentré, les barrières à l’entrée sont très importantes, mais… il n’appartient pas qu’au secteur public. La concurrence avec le secteur privé entre dans la problématique de son modèle.
La médiatrice de l’édition publique, Marianne Lévy-Rosenwald, distingue deux modèles économiques.
Un modèle classique qui vise à valoriser les travaux de recherche (reconnaissance par les pairs) et à les diffuser (financement en amont par les laboratoires de recherche, les collectivités territoriales, les associations).
Un nouveau modèle qui tend à rechercher l’équilibre entre la production (la valorisation) et la diffusion des travaux de recherche en trouvant des ressources externes et en ajustant la taille critique de la structure éditoriale.

Quelles sont les pistes pour appliquer ce nouveau modèle ?

Faire des livres en intégrant l’édition électronique –
Développer la convergence numérique (un même environnement technique pour les chercheurs et les éditeurs)
Définir précisément les formations et les métiers qui y sont associés (ingénieur du document structuré, ingénieur d’études en analyse de sources, secrétaire d’édition…)
Mettre en réseau les éditeurs universitaires et mutualiser leurs pratiques du numérique (Médici)

Donner à lire et être lu
Diffuser les revues en ligne (Persée, Cairn)
Favoriser le libre accès (Open Access) des contenus en ligne (Openedition.org : Freemium)
Développer des lieux de vente communs (Le comptoir des presses d'universités)
Mettre en place des labels pour orienter les lecteurs (Edition électronique scientifique durable, BSN7)

Établir de nouveaux liens avec le secteur privé
Coéditer
Partager l’expertise du secteur public en matière d'édition numérique

La fin des services de correction ?

« Les services de correction ont quasiment disparu des maisons d’édition. Même dans les collections les plus prestigieuses, il est aujourd’hui impossible d’ouvrir un livre sans rencontrer, au détour d’un paragraphe, une coquille ou une faute de grammaire. Et le pire est à venir. »

Morgan Bourven, « À qui la faute ? », Que choisir ?, n° 499, janvier 2012, p. 42.

« Dans la plupart des maisons d'édition, déplore Abeline Majorel, les correcteurs ont été remplacés par Pro-Lexis, le logiciel de correction orthographique, grammaticale et typographique qu’utilise massivement l’édition. Chez certains éditeurs, il n’y a plus d’intervention humaine. Et même quand il y en a encore, elle ne permet pas toujours d’éliminer toutes les erreurs. »

« #Bookcamp4 : L’économie de la correction », La Feuille, blog du Monde, 26 septembre 2011.

Le constat est paradoxal… puisque de plus en plus de correcteurs arrivent sur le marché. En témoignent :

– La rubrique Emploi de l’Asfored : Correcteur / lecteur-correcteur.
– Les différentes formations proposées par l’EMI : 330 h - correction et réécriture ; formation à distance – correction
 ; cours du soir – correction relecture.
– La formation au métier de correcteur du Centre d’écriture et de communication (CEC).
– La formation Les règles de base de la relecture et de la correction au Centre de formation et de perfectionnement des journalistes (CFPJ).

Si les services de correction disparaissent de certaines maisons d’édition, ce n’est pas que la correction elle-même soit systématiquement écartée du processus d’élaboration du livre, elle peut être alors externalisée, au même titre que la traduction, la composition ou l’illustration.

Paris est une fête

La collection Du monde entier de Gallimard propose cette année l’édition revue et augmentée de Paris est une fête d’Ernest Hemingway. Ce livre jamais achevé a été publié en 1964, trois ans après la mort de l’auteur. Comment et pourquoi publier un texte inachevé ? Claire Paulhan répond simplement à cette question : « Si l'auteur laisse derrière lui des inédits sans préciser sa volonté, on peut supposer qu'il souhaitait être publié, du moins lu. »

Ce qui est troublant avec la première publication de Paris est une fête en 1964, c’est que le texte ne correspondait pas à l’original… Seán Hemingway explique dans la nouvelle introduction : « le manuscrit subit d’importants amendements de la main des éditeurs, de Mary Hemingway et de Harry Brague de la maison Scribner. Quelques textes, au demeurant peu nombreux, que Hemingway avait prévu d’inclure dans l’ouvrage sont supprimés, tandis que sont ajoutés d’autres fragments qu’il avait certes destinés à cet ouvrage mais n’avait finalement pas retenus […] Semblablement, les éditeurs ont changé l’ordre de certains chapitres. » [p. 17]

 

 

 

Pourquoi l’éditeur a-t-il agi ainsi ? Est-ce de l’abus de pouvoir ? une participation à l’œuvre ? un choix esthétique ? l’occasion saisie d’être un peu l’auteur ? la pression des ayants droit ? Peu importe, le rôle de l’éditeur doit être beaucoup plus subtil et poétique.

En 2011, la collection Du monde entier nous donne à lire la version originale d'A Moveable Feast traduite en français.
Alors si vous avez la chance de ne pas avoir lu Paris est une fête, cela vient de sortir ! C’est une nouveauté, la nouveauté d’Hemingway, inédite mais couronnée d’un immense succès déjà.

L’histoire d’un écrivain à Paris dans les années 1920. Chaque « vignette parisienne » se termine dans un élan : « On dit que les germes de nos actions futures sont en nous, mais je crois que pour ceux qui plaisantent dans la vie, les germes sont enfouis dans un meilleur terreau, sous une couche plus épaisse d’engrais. » [p. 121]

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Paris est une fête, édité et introduit par Seán Hemingway, avant-propos de Patrick Hemingway, traduit de l'anglais (États-Unis) par Marc Saporta et, pour l'avant-propos, l'introduction et les inédits, par Claude Demanuelli.

 

 


  

 

 

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