« Invité par la Fondation H à concevoir une exposition personnelle à Antananarivo, Roméo Mivekannin réalise une série d’œuvres textiles inspirées de cartes postales coloniales. Massivement diffusées aux 19e et 20e siècles, ces images reliaient les colons à la métropole tout en véhiculant une vision racialiste du monde : stéréotypes figés, corps féminins érotisés, hiérarchisation des cultures. Derrière la banalité apparente de ces représentations, elles imposaient une vision coloniale ayant impacté l’imaginaire collectif. »
Hobisoa Raininoro, commissaire de l’exposition
« Se réapproprier ces images implique une connaissance lucide, une conscience historique et surtout une volonté de renverser le sens initial du message. Il s’agit d’un geste profondément politique, mémoriel, et éducatif. »
« On reconnaît encore la carte postale par sa composition, mais elle n’est plus coloniale : elle devient œuvre contemporaine, elle devient Mivekannin ! »
Tsiory Randriamanantena, directeur du Musée de la photographie de Madagascar