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Titus Kaphar, The Fire this Time

Les peintures accrochées dans les musées ne représentent que rarement des femmes et hommes noirs. Comme les livres d’histoire et les discours officiels, l’histoire de l’art a oublié les figures noires et a occulté des pans du passé. À ce manque écrasant les artistes contemporains remédient de toutes leurs forces. Ils ne se contentent pas de réécrire l’histoire et de se la réapproprier à travers des contre-récits, ils véhiculent un élan de vie.

L’artiste américain Titus Kaphar s’empare de l’histoire de certains de ces êtres oubliés et passe à l’action. Il écrit au présent puissamment. À la galerie Gagosian, nous sommes face à des visages recouverts de goudron, des corps éclaboussés de blanc, des têtes sculptées carbonisées… Si Jean-Michel Basquiat biffait les mots écrits sur ses toiles pour qu’on ait envie de les lire davantage, Titus Kaphar montre ce qui a été effacé et pourrait l’être à nouveau.

© Titus Kaphar, Savage Escape (HMS Savage 1781), 2025. Photo Chris Gardner

© Titus Kaphar, Kinfolk, Breath is my Precious Inheritance (Elizabeth Keckley), 2025. Photo Chris Gardner

Derrière les toiles principales se dissimulent des tableaux secrets coulissants qui rétablissent la vérité. Ils peuvent être montrés ou non.

© Titus Kaphar, Celia : Embers, Bones, and Ash, 2025. Photo Owen Conway

Face à ces sculptures et peintures, un sentiment nouveau nous envahit. Le passé recouvre une vérité et avec elle l’art déploie toute sa puissance, toute la joie qu’il peut procurer. 

En présence de cette tension ce jour de février, « la neutralité n’est pas acceptable ».

Je veux connaître la suite de l’histoire dans cette Amérique de 2026. Titus ?

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